Les dispositifs ligneux

Par dispositifs ligneux, on entends ici les dispositifs dont la végétation est principalement constituée d'espèces arborées et arbustives.

Les Ripisylves :

Il s’agit de boisements plus ou moins larges, spécifiques des zones ripariennes, qui forment un corridor continu le long des berges des cours d’eau. La végétation en place, constituée pour partie de strates arborées, buissonnantes et herbacées, est généralement adaptée aux excès d’eau à faible profondeur (saules, aulnes, peupliers, bouleaux…). Les ripisylves assurent de nombreuses fonctions environnementales telles que le maintien des berges, l’atténuation des épisodes de crues, l’épuration des contaminants et plus généralement la préservation d’une bonne qualité écologique du cours d’eau (régulation thermique, refuge pour la faune aquatique et terrestres…)

Ripisylve de part et d’autre d’un cours d’eau temporaire (Irstea)

Les haies à plat ou sur talus :

Les haies sont constituées d’une végétation arbustive ou arborée, formant des alignements parfois organisés en réseau (bocage), le long des limites de parcelles. Elles sont notamment reconnues pour réguler les transferts d’eau dans les bassins versant et assurent une importante fonction de maintien de la biodiversité (trame verte).

 

Les bois et bosquets :

Ils’agit cette fois de boisements couvrant une surface plus ou moins importante (de quelques mètres carrés à plusieurs hectares), parfois exploités pour la production sylvicole ou simplement situés dans les zones à faible potentiel agronomique. On les retrouve notamment dans les terrains sensibles aux excès d’eau (mouillères, bas fond humides) où ils peuvent avoir une fonction d’épuration des nitrates.

 

 

Les fascines :

Ce type de dispositif ligneux constitue une catégorie particulière, utilisée le plus souvent pour la lutte contre l’érosion ; il s’agit de dispositifs construits, constitués de fagots de branchages maintenus entre deux rangées de pieux. Le bois utilisé peut être « mort » et renouvelé régulièrement ou « vivant » et susceptible de prendre racine pour finalement évoluer vers une haie.

Renouvellement d’une fascine doublée d'une jeune haie (Irstea)

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