Les dispositifs de type plan d'eau

Ce type de dispositif inclut tout plan d’eau à surface libre, artificiel ou non, destiné à intercepter et stocker temporairement les flux d’eau et de contaminants en provenance des parcelles agricoles situées à l’amont. Ces dispositifs conviennent particulièrement à la gestion des écoulements concentrés, qu’il s’agisse de transferts par ruissellement déjà organisés (fossés) ou de transferts par drainage agricole. Dans ce cas, c’est le temps de résidence de l’eau contaminée au sein du dispositif qui constitue le critère déterminant pour son efficacité.

Les mares et étangs :

Les mares et étangs sont des étendues d’eau de taille variable (5 000 m2 et 2 m de profondeur au maximum), permanentes ou temporaires. Leur faible profondeur permet la pénétration du rayonnement solaire et l’enracinement des plantes sur le fond (au moins sur les berges). Ils ont souvent pour origine un milieu naturel humide réaménagé par l’homme et peuvent faire l’objet d’une gestion hydraulique spécifique pour la régulation du niveau d’eau (cas des étangs principalement). Leur alimentation s’effectue souvent par ruissellement mais il peut également s’agir de zones d’affleurement de nappes peu profondes.

Mare (Irstea)

Les Zones Tampons Humides Artificielles (ZTHA) :

Il s’agit d’ouvrages rustiques, spécifiquement aménagés à l’aval d’un réseau de collecte d’écoulements concentrés (fossés, drains agricoles) pour stocker temporairement l’eau et favoriser son épuration avant qu’elle ne soit renvoyée au milieu aquatique récepteur. La présence d’eau stagnante favorise l’implantation rapide d’espèces végétales spécifiques des zones humides. Ainsi, les macrophytes comme le roseau, le scirpe, la massette, les nénuphars sont particulièrement adaptés pour leur résistance aux grandes variations de hauteur d'eau.

Zone Tampon Humide Artificielle (Irstea)

Les ouvrages de rétention et de remédiation (OR2) :

Il s’agit d’ouvrages prenant la forme de petits bassins aménagés à l’exutoire de sous-bassins versants agricoles et destinés initialement à la protection contre les crues (bassin d’orage ou bassin écrêteurs de crue). Quoique présentant un caractère très artificialisé (remblais bétonnés, enrochement…), un aménagement approprié (filtre à gravier) permettant le stockage d'une partie de l'eau associé au développement de la végétation et l’apport de MES peuvent conférer aux OR2 une fonction épuratrice.

Bassin d’orage (LHyGeS) 

Les retenues collinaires :

cette catégorie de dispositif correspond à une réserve artificielle d’eau, en fond de terrains vallonnés, fermée par une ou plusieurs digues (ou barrage), et alimentée en période de pluies par ruissellement des eaux ou par un cours d’eau permanent ou non permanent (définition de l’agence de l’eau RM&C). L’eau stockée peut alors être destinée à différents usages, les plus fréquents étant l’irrigation et le soutient d’étiage.

 

 

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