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Les différentes types de zones tampons

Les différents types de zones tampons peuvent être classés selon diverses caractéristiques : type de végétation en place, géométrie, état hydrique… Si elle a pour objectif de fournir un référentiel commun, une telle classification demeure cependant complexe à établir. En effet, les entrées sont multiples et il existe un certain nombre de cas particuliers, intermédiaires ou mixtes. Cette classification n’a donc qu’une valeur descriptive et il est avant tout nécessaire de faire appel à une bonne compréhension des processus en jeu pour déterminer quel(s) type(s) de dispositif doivent être mobilisé(s) pour répondre aux objectifs recherchés.

Description visuelle des éléments du paysage pouvant jouer le rôle de zone tampon

L’aspect visuel est l’une des entrées les plus simples pour illustrer et décrire la diversité des éléments du paysage pouvant jouer le rôle de zone tampon. Cette description s’appuie principalement sur le type de couvert (herbacé ou ligneux) ou l’état hydrique (sec ou humide) de la zone tampon avec un certain nombre de cas mixtes ou intermédiaires. Il est proposé de distinguer ici cinq catégories principales :

Les dispositifs enherbés

Les dispositifs enherbés comprennent l'ensemble des zones tampons dont la végétation, spontanée ou implantée, est constituée d'espèces herbacées (graminées principalement). Voir des exemples.

Les dispositifs ligneux

Par dispositifs ligneux, on entends ici les dispositifs dont la végétation est principalement constituée d'espèces arborées et arbustives. Voir des exemples.

Les dispositif de type talus

Les talus correspondent à de petites levées de terre en bordure de parcelle, d’une hauteur généralement comprise entre 50 cm et 1.5 m. Qu’ils soient enherbés ou plantés de haies, ils ont avant tout une influence importante sur les chemins hydrauliques dans les territoires ruraux en faisant obstacle aux écoulements superficiels, en favorisant l’infiltration de l’eau ou en retenant celle-ci de manière temporaire.

Les dispositifs de type fossé

Ce type de dispositif constitue typiquement une catégorie de zone tampon intermédiaire, partageant des caractéristiques communes avec les dispositifs enherbés et les dispositifs de type plan d’eau. Leur fonction principale est généralement de recueillir l’eau de ruissellement ou de drainage issue des parcelles agricoles pour l’acheminer au réseau hydrographique. Au premier abord, ils constituent donc une voie préférentielle pour le transfert rapide de contaminants agricoles vers le milieu récepteur. En tant qu’espaces interstitiels, souvent préexistants dans les paysages agraires, ils offrent néanmoins une opportunité : une conception et un entretien appropriés permettent l’installation et le maintien d’une végétation propice à leur faire jouer un rôle tampon de manière à ralentir les écoulements et favoriser ainsi les processus de rétention et de dégradation des contaminants. Voir des exemples.

Les dispositifs de type plan d'eau

Ce type de dispositif inclut tout plan d’eau à surface libre, artificiel ou non, destiné à intercepter et stocker temporairement les flux d’eau et de contaminants en provenance des parcelles agricoles situées à l’amont. Ces dispositifs conviennent particulièrement à la gestion des écoulements concentrés, qu’il s’agisse de transferts par ruissellement déjà organisés (fossés) ou de transferts par drainage agricole. Dans ce cas, c’est le temps de résidence de l’eau contaminée au sein du dispositif qui constitue le critère déterminant pour son efficacité. Voir des exemples.

Classement selon un gradient sec-humide

Parmi les critères de classification descriptifs, l’état hydrique constitue un critère intéressant puisqu’il détermine en grande partie le fonctionnement et les processus mis en jeu au sein du dispositif :

  • Les zones tampons qualifiées de « sèches » correspondent à des zones tampons composées d'une végétation herbacée ou ligneuse des milieux terrestres qui ralentissent le ruissellement et favorisent son infiltration. Leur efficacité dépend de la rugosité de la surface du sol, de sa capacité d’infiltration, et des conditions biogéochimiques qui contrôlent l’adsorption et la transformation des substances dans le sol.

  • Les zones tampons qualifiées d’« humides » présentent généralement un plan d’eau libre plus ou moins temporaire accompagné d’une végétation spécifique des milieux humides. Leur efficacité dépend avant tout du temps de séjour des contaminants, des conditions physico-chimiques (température, pH, teneur en oxygène et en carbone organique dissous, potentiel redox) et de l’activité biologique permettant la dégradation des contaminants.

Bien entendu, il existe entre ces deux pôles toute une série de situations intermédiaires selon que le dispositif connaît des conditions humides ou sèches plus ou moins temporaires.

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