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Les moyens de lutte contre les pollutions diffuses

Pour garantir une efficacité optimale, une bonne stratégie de lutte contre les pollutions diffuses doit idéalement s’appuyer sur une combinaison de mesures, qu’elles soient préventives ou correctives. Ainsi, il est important de rappeler que la mise en place de zones tampons ne sera pas une solution suffisante ou adaptée dans tous les cas et que la mise en œuvre de pratiques agricoles appropriées dans les parcelles agricoles elles-mêmes devra bien souvent être envisagée en complément (et réciproquement).

Les mesures permettant de lutter contre les contaminations d’origine diffuse peuvent être classées en trois grandes catégories :

  • La limitation de la dispersion des contaminants dans l’environnement par la maîtrise des différents modes de transfert (action sur le facteur « vulnérabilité ») ;
  • L’adaptation des pratiques culturales au sens large pour raisonner et réduire le recours aux intrants (action sur le facteur « pression ») ;
  • L’accompagnement, la sensibilisation et la formation des opérateurs.

Les tableaux ci-après proposent une synthèse des principales actions possibles dans chacune de ces catégories :

Le choix de recourir à telle combinaison de mesures doit évidemment s’appuyer sur un ensemble de diagnostics préalables permettant de déterminer où et comment intervenir au mieux, quelles sont les marges de manœuvre pour faire évoluer les pratiques agricoles et bien entendu quelles sont les contraintes de faisabilité technique (emprise foncière, mécanisation…) et socio-économique (coût, acceptabilité, possibilités de financement, débouchés…). En fonction des possibilités identifiées, la concertation entre les acteurs concernés doit ensuite permettre de faire émerger les solutions les plus avantageuses et les mieux partagées.

A ce stade, il est encore difficile de donner une idée précise de l’efficacité de ces différentes actions, qu’elles soient prises séparément ou collectivement. En effet, le manque de références et de recul en la matière ne permet pas à ce jour de fournir de conclusions définitives et valides pour l’ensemble des contextes agro-pédo-climatiques. Quelques éléments chiffrés concernant l'efficacité des zones tampons à atténuer les transferts de contaminants sont toutefois aujourd’hui disponibles afin de permettre aux porteurs de projet de mieux juger de l’opportunité de mobiliser de tels outils sur leurs territoires.

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