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Diagnostics et études préalables

La réalisation de diagnostics préalables est un pré-requis indispensable dans un projet d’intégration de zones tampons au sein d’un bassin versant. Il s’agit de dimensionner au mieux le projet pour limiter son coût tout en garantissant une bonne efficacité vis-à-vis de l’objectif de protection des eaux.

Ces diagnostics visent en premier lieu à caractériser le fonctionnement hydrique du bassin versant (ou de l’AAC), c’est-à-dire déterminer et spatialiser quelles sont les voies préférentielles de transfert de contaminant et les sources de contamination (les pressions exercées) pour finalement identifier les zones les plus vulnérables.

A l’issue de cette première étape, un certain nombre de solutions préventives ou correctives peuvent être proposées : changements de pratiques agricoles (au sens large) et/ou implantation de zones tampons. Si la seconde option est retenue, un diagnostic plus fin sur les secteurs identifiés comme vulnérables est alors nécessaire pour déterminer s’il existe ou non des dispositifs tampons déjà en place, s’ils sont suffisamment efficaces et bien positionnés, les causes de leur(s) éventuel(s) disfonctionnement(s) et quelles seraient les solutions complémentaires pour parvenir à une protection optimale de la ressource en eau (type de zone tampon, positionnement et conception).

Finalement, l’implantation proprement dite pourra elle-aussi nécessiter un diagnostic spécifique. Il sera cette fois mené à l’échelle du versant intercepté et devra permettre de quantifier suffisamment précisément les flux d’eau pour permettre de dimensionner au mieux le dispositif.

Diagnostic des transferts de contaminants à l’échelle du bassin versant

Cette étape de diagnostic est généralement réalisée bien en amont de la phase d’implantation de zones tampons et ne lui est pas nécessairement spécifique. Elle consiste à évaluer, à l’échelle d’un bassin versant (ou d’une aire d’alimentation de captage), quels sont les modes de transferts de contaminants en présence ainsi que leur importance relative à l’échelle de chaque unité géographique (parcelle ou maille). Couplée à la caractérisation des pressions exercées, ce diagnostic permettra alors (i) d’identifier les zones les plus vulnérables sur lesquelles il conviendra d’intervenir en priorité et (ii) d’adapter les solutions correctives au contexte... Lire la suite

Diagnostic des zones tampons en place et préconisations

Sur les secteurs identifiés comme les plus vulnérables et pour lesquels le recours aux zones tampons constitue une solution pertinente (secteurs où les transferts superficiels prédominent), une seconde étape de diagnostic est nécessaire pour faire l’état des lieux des dispositifs tampons déjà existants ou des éléments du paysage pouvant jouer ce rôle. Ce diagnostic doit permettre de formuler un certain nombre de recommandations pour déterminer quelles améliorations peuvent être apportées pour optimiser l’efficacité des dispositifs existants voire proposer de nouveaux aménagements pour renforcer la protection des milieux aquatiques récepteurs... Lire la suite